Publié le 21 mai 2019

[Interview 2019] Échange avec Sébastien Gruat, co-auteur du manuel d’enseignement scientifique de 1ère chez Magnard et professeur de Physique-Chimie en classe préparatoire

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Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle dans l’écriture du manuel d’enseignement scientifique ?

J’ai été recruté pour être auteur pour le manuel d’enseignement scientifique 1ère de Magnard. Avec une particularité, je suis professeur de classe préparatoire mais tous les autres collègues avec qui j’ai travaillé pour le livre sont enseignants au lycée, dans toutes les disciplines. Pour ma part, je suis professeur de Physique-Chimie.

 

Combien étiez-vous à travailler ensemble sur ce manuel ?

Nous étions 3 en physique chimie, 2 en SVT, 1 collègue en mathématiques, ainsi que la coordinatrice, spécialiste de l’interdisciplinarité en sciences.

 

Comment vous êtes-vous organisés pour cette réforme du lycée ?

Nous avons attendu la parution des programmes pour ensuite se répartir les chapitres. C’était assez simple de se répartir les chapitres puisqu’il y a plusieurs pôles : des chapitres de mathématiques, de physique ou de SVT. Ensuite, nous avons relu le manuel de façon transdisciplinaire : on se passait les chapitres pour les relire ou faire des exercices. Pour faire les exercices, c’était plus simple que chacun donne son idée pour créer des exercices originaux.

 

Que retenez-vous de ces nouveaux programmes en quelques points ?

Dans cette discipline, l’enseignement scientifique est totalement nouveau. C’est une ambition assez forte parce qu’on supprime la distinction qui existe entre les mathématiques, la physique et la SVT et on essaye de créer une cohérence dans l’ensemble à travers les sciences. C’est essayer de faire passer un message scientifique avant de faire passer les maths ou la physique ou la SVT et c’est ce qui est intéressant. Cette pluridisciplinarité, c’est ce qui est un peu perturbant aux premiers abords, mais nous avons tenu compte de ce point dans l’écriture du manuel, bien évidemment.

 

Pouvez-vous nous donner votre meilleur et votre pire moment dans la préparation de cette nouvelle collection ?

Le meilleur moment, c’est ce que nous avons réalisé pour les compléments numériques : soit des manipulations soit des animations. J’ai dû écrire des scénarios par exemple pour faire une vidéo de manipulation, et j’ai trouvé ça rigolo. Nous avions rendez-vous avec le photographe, il mettait en scène … c’était très différent de ce que nous faisons au quotidien.

 

Et de quoi êtes-vous particulièrement fier dans votre manuel ?

Les exercices que nous avons réussi à faire. Il y a beaucoup d’exercices à la fois variés et originaux. Et nous avons essayé de contextualiser à chaque fois, par rapport à la vie courante pour certaines parties et par rapport aux sciences actuelles ou à l’histoire des sciences pour une autre partie. Nous avons l’avantage de travailler sur une matière totalement nouvelle, nous n’avions aucun livre sur lesquels se baser ou avoir des idées donc beaucoup de chapitres sont totalement nouveaux aussi. C’était la difficulté mais en même temps, on a pu trouver des choses totalement originales et nouvelles.

 

Quelque chose à rajouter ?

Le livre du professeur. Évidemment, nous corrigeons toutes les activités, exercices surtout dans l’objectif d’aider les collègues et leur faciliter le travail par rapport à cette nouvelle matière pour essayer de se positionner dans cette pluridisciplinarité.

 

Présentation du manuel

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