Publié le 1 janvier 2019

L’ikigai : une technique pour aider l’élève à trouver sa voie

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De nombreux outils existent pour aider les jeunes à s’orienter. L’ikigai, méthode venue tout droit du Japon, a été créée pour aider les étudiants dans cette période, passage obligatoire et difficile de la vie où se mêlent questionnements, introspection, hésitations et parfois peurs. Pour trouver sa voie, choisir ses études et se projeter dans un métier futur, la solution nippone a beaucoup à nous apprendre.

L’ikigai (生き甲斐), qui peut se traduire en Français par « raison d’être » ou « joie de vivre » correspond au sens de la vie, à ce qui nous fait nous lever chaque matin avec enthousiasme, ce pour quoi la vie mérite d’être vécue. Tout au long de notre vie, nos objectifs ne sont pas les mêmes, et c’est pourquoi il est important de rester en harmonie avec son ikigai à chaque étape. Donner un sens à sa vie, mobiliser sa curiosité, sa joie de chercher et de rencontrer pour partir en quête de son ikigai est une technique prisée par les coachs, notamment pour aider leurs clients à définir leurs vocations et leurs talents. Nous pouvons tous être concernés par cette quête, et il est intéressant de travailler avec les adolescents qui doivent s’orienter. Ce moment pivot de la vie, source de véritables angoisses chez certains, peut être facilité si l’on se pose les bonnes questions avant de parvenir à trouver sa voie.

Ikigai

Source : https://www.journaldujapon.com/2018/08/15/ikigai-le-bonheur-a-la-japonaise/

Plusieurs exercices existent pour trouver son ikigai. Incitez l’étudiant à commencer à noter, sur une double page, toutes les qualités que l’on lui attribue ou qu’il s’attribue depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui. Faites-lui penser à tous les talents, qualités, compétences que ses professeurs, sa famille, ses amis, ses camarades, ses fréquentations ont vus en lui et dont ils lui ont parlé. Il faut qu’il identifie ses qualités, celles qui le caractérisent vraiment. Enfin, faites-lui inscrire ce qu’il aime faire, ce qu’il sait faire, et ce dont la société a besoin.

Le but est d’avoir une vision plus claire de ce vers quoi l’étudiant voudrait s’orienter, en se posant des questions telles que : quelles sont ses centres d’intérêts ? Quels sont ses talents ? Quels causes il ou elle voudrait défendre ? Et plus tard – ou pour vous-même si vous êtes déjà lancé dans le monde professionnel – se posera la question du « Ce pour quoi je suis rémunéré(e) ? ». C’est à l’intersection de ces questionnements que se trouve l’ikigai.

Même s’il peut paraître difficile de se projeter, il n’est jamais trop tôt pour s’exercer à l’ikigai. Cet outil aide à choisir son orientation, son (futur) parcours professionnel. Il fait aussi prendre conscience de l’importante des activités extra-scolaires et des centres d’intérêts pour se forger ses expériences, améliorer ses compétences. On reconnaît de plus en plus l’importance des soft skills (compétences comportementales) pour affronter le monde professionnel.

·      Sous-titre pour aider

Pour aider l’étudiant à répondre aux questions, d’autres textes ou outils peuvent être utilisés. Par exemple, la réponse à la question « quelle(s) cause(s) je voudrais défendre ? » (la vocation) peut être inspirée par un ou plusieurs des 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) Source: ONU en collaboration avec « Project Everyone »

Il n’est pas facile pour tout le monde de répondre immédiatement à toutes ces questions. Une telle réflexion nécessite du temps, d’autant plus qu’il peut être compliqué de verbaliser ce que nous sommes et ce qui nous motive – ou ce que l’on n’a pas envie de faire. Il ne faut pas non plus oublier que c’est un processus évolutif : les réponses sont amenées à changer tout au long de la vie, selon l’expérience de chacun, les événements et l’ avancement dans son parcours professionnel. Chaque étape de notre vie peut avoir un ikigai totalement différent !

La recherche de l’ikigai tend à être un exercice à réaliser en solitaire, situation plus propice au questionnement personnel. Mais le partager est essentiel : vous pouvez par exemple le réaliser à plusieurs, en groupe, en classe, avec des proches, puis en famille. Cela permettra d’avoir des retours constructifs sur ses idées, ou de prendre du recul et d’affiner son questionnement. De plus, il est convivial d’inviter les autres à participer, puis à le réaliser, pour que chacun puisse réfléchir sur soi et en profiter.

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