Publié le 1 janvier 2019

Extrait de notre e-book : la classe inversée et les ressources numériques

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Nous vous partageons ici un extrait inspirant de notre e-book sur les usages du numérique dans l’éducation : regard de Damien Scimeca, professeur de Physique-Chimie au Lycée Sainte Ursule et très impliqué dans la pédagogie de la classe inversée.

Découvrez les 6 autres extraits de notre e-book en le téléchargeant ci-dessous :

La classe inversée et les ressources numériques pour rendre les élèves acteurs de leur propre apprentissage

 

Quelles sont les principales raisons pour lesquelles vous avez décidé de vous intéresser à l’utilisation de la classe inversée et plus généralement des pédagogies actives ? 

C’est l’impression de passivité des élèves qui a déclenché l’envie de trouver quelque chose qui puisse les motiver davantage, qui puisse redonner un intérêt à leur présence en cours. Les élèves n’ont pas forcément besoin de l’intervention d’un enseignant pour accéder à un contenu et en prendre connaissance. En revanche, ils ont besoin de nous pour en faire l’interprétation et pour réaliser certaines tâches cognitives autour de ces contenus. Dans la classe inversée, on passe d’une logique de face à face ou de cours magistral à une logique de côte à côte. On passe du behaviourisme au constructivisme : les élèves deviennent acteurs de leur propre apprentissage tandis que l’enseignant intervient davantage comme guide et comme accompagnateur. En plus de renforcer les relations entre élèves et enseignant, de permettre d’approfondir les apprentissages et de rendre les élèves plus acteur, cette démarche permet aussi d’aller davantage dans le sens d’un apprentissage personnalisé

 

Dans ce cadre, qu’attendez-vous en priorité de l’utilisation des ressources numériques ? Quels objectifs leur utilisation vous permet de poursuivre principalement ?

Les ressources digitales interviennent en permanence, lors des 3 phases de la pédagogie inversée : contextualisation pendant un 1er cours, décontextualisation chez eux, recontextualisation lors du 2ème cours. Des QCM ou micro-challenges peuvent être organisés facilement pendant un temps de cours grâce à des outils comme Kahoot! (application gratuite de quizz en live) ou Plickers par exemple. Ce dernier rencontre plus de succès en collège et fonctionne avec un QR Code imprimé que l’élève doit orienter dans un certain sens pour répondre à une question, cela créé du mouvement. Le smartphone permet de scanner les réponses selon l’orientation du QR code avec un traitement immédiat. Ces deux outils permettent notamment de faire le point de façon ludique sur des connaissances essentielles à retenir imméditament. Pour que chacun puisse vérifier chez lui s’il a bien enregistré des connaissances lors d’un cours ou pour en découvrir des nouvelles, des vidéos peuvent être partagées sur Youtube (ou ailleurs). Des petits QCM sont aussi proposés à la maison (l’outil Socrative est utilisé pour ça). L’outil Genially peut être utilisé pour créer des « Escape Games » pédagogiques. La pratique de l’« Escape Game » pédagogique est encore rare, mais elle se développe progressivement. Les enseignants s’ouvrent de plus en plus à l’utilisation de ce type d’outil, qui suppose un travail de préparation de scénario (d’où on part, où on veut aller, en proposant quel chemin ?). 

Damien Scimeca, Professeur certifié de Physique-Chimie au Lycée Sainte-Ursule à Paris

 

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